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Friandises
Remarquons le niveau d’exigence révisé ici à la baisse, le poste ne nécessitant que des "notions" en journalisme.
Alors, quelle structure, quel employeur,
A la suite d’une île flottante
Il est le Délicieux, à l’œuf, mélangé
Publié dans Offres d'emploi
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(Mal)formation
Un contact avec Pôle Emploi est toujours une aventure.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas livré d’épisode. C’est parti :
Aux dernières nouvelles, j’étais entrée en formation mi septembre. Jusqu’à juin 2012. J’avais fait remplir mon formulaire AISF d’entrée en formation par Pôle Emploi. Puis je l’avais porté à l’école pour signature. Puis ramené à Pôle Emploi.
Ma conseillère me l’avait renvoyé par la poste, dûment signé par tout le monde. C’était le paradis.
Dessus, elle avait collé un post-il : "SURTOUT, NE VOUS DECLAREZ PAS EN FORMATION A LA FIN DU MOIS, LORS DE L’ACTUALISATION, TANT QUE VOUS N’AVEZ PAS RECU L’ATTESTATION D’ENTREE EN FORMATION".
Sagement, j’ai attendu ce foutu papelard tout le mois de septembre. A la fin du mois, voyant qu’il n’arrivait pas, je me suis déclarée "pas en formation". Nous voici fin octobre, toujours rien. J’appelle le 3949, on me dit de sonner ma conseillère.
Je lui envoie un mail, lui disant que je n’ai pas reçu le papier.
Elle me répond :
1) Vous aviez dû recevoir une attestation de rentrée en stage de la part de Pole-Emploi de la rue Friant et que vous n’aviez pas retourné. Ce qui risque de bloquer.
Là, j’essaie de réexpliquer que NON justement, je ne l’ai pas reçu, en fait.
2) Ensuite, vous recevrez une « attestation de fin de stage » de la part de Friant et aussi vous deviez vous réinscrire à Pôle-Emploi afin de revenir dans mon portefeuille en « Catégorie 1 »
Si je comprends bien, je recevRAI, au futur, donc, une attestation de fin de stage (quand il sera fini, c’est-à-dire en juin). Mais je devAIS me réinscrire à Pôle Emploi (dans le passé ? quand ? qu’ai-je fait de mal ?)
Donc, vérifiez bien si vous aviez rempli et retourner le document que Friant vous a envoyé avant de recevoir courrier de « changement de catégorie » svp.
Je ne l’ai pas reçu, en fait. (BIS)
Sur ce, elle m’a appelée (je mesure mon bol, ma conseillère m’appelle). Elle a encore essayé de me faire comprendre que j’avais bien reçu le papier, mais que j’avais pu le prendre pour une pub.
(rire jaune poussin).
Elle m’a alors dit qu’elle me croyait. (Ouf). Et m’a conseillée de joindre le 3949, rubrique "indemnisation".
J’ai appelé. J’ai tapé "5" ("info", car "indemnisation" n’existe pas). Le préposé m’a proposé de me passer quelqu’un d’autre, "au placement" (l’inverse de l’indemnisation).
J’ai attendu. J’ai eu la personne du placement.
Très empathique, il a convenu qu’ils avaient quelques bugs. Mais il ne pigeait pas que c’était le pôle de la rue Friant qui devait m’envoyer le papier "puisque tout a été rassemblé au même endroit" ?
Le petit plaisantin a même été jusqu’à dire que Pôle Emploi cafouillait parfois avec son "service après-vente".
Il m’a passé quelqu’un d’autre du service "info", en espérant que je ne serai plus "trimballée comme une balle de ping pong". Il a même croisé les doigts. (Pôle Emploi revient, dans ses méthodes, à un certain archaïsme, mais qui sait, sur un malentendu, ça peut marcher).
La dame qu’il m’a passé m’a dit que je n’étais nulle part marquée en formation. Que le service avait dû recevoir le formulaire mais prendre du retard.
Que je devais attendre jusqu’à mi novembre et recontacter ma conseillère si pas de papier d’ici là.
Au niveau de l’actualisation, je lui ai demandé ce que je devais déclarer pour octobre.
Sa réponse, limpide : "que vous soyez déclarée en formation ou pas, de toute façon, il faut absolument que vous ne le disiez pas. Sinon, on va croire que vous avez commencé une seconde formation sur la première". Hempf. SOS.
Mais what the fuck bordel ?
Je lui signale que j’ai parlé à trois personnes, et récolté trois sons de cloche différents.
Elle me répond, hilare : "vous savez, c’est comme quand vous allez chez le médecin. Vous allez voir trois médecins différents, vous aurez trois diagnostics différents". Ah bah ça, ça me rassure, nouillasse.
J’essaie de lui faire piger qu’elle est bien sympa mais que les diagnostics rapportent rarement. Dans mon cas, y’a juste mon paiement qui est en jeu. Mais c’est pas grave.
Ma mission maintenant : attendre ce foutu papelard, ne surtout pas le confondre avec un prospectus Conforama (gros risque, effectivement), puis le renvoyer.
Puis, en fin de mois, me déclarer en formation dans le questionnaire préliminaire, mais ensuite, ne pas me déclarer en formation dans le questionnaire plus creusé.
D’ici là, j’aurai certainement terminé ma formation.
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Tagué aisf, attestation entrée formation, pôle emploi
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Jamais contents
Si les journées étaient aussi longues sur Terre que sur Pluton, j’aurais peut-être une chance de mettre ce blog à jour plus souvent. Bien maigre excuse, rapport à ce que j’avais dit : "quand je reprendrai une activité, je ne cesserai pas pour autant de me révolter sur cette tribune".
Mais voilà, le temps passe et presse.
En attendant, voici une illustration à se mettre sous la dent, par princesseh.
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Rentrée solaire
Je vous écris d’une salle de cours. Au milieu des trousses, des stylos, des cartables, de la feuille d’appel et du tableau.
Mon prof principal est sympa, les autres élèves aussi. C’est ma nouvelle école.
Excepté qu’à la récré, point de Princes de Lu ni de Figolu, les goulus s’éclatent au café moulu.
La cour est une terrasse sur laquelle on se prélasse, et où viennent s’aérer les fumeurs de la classe.
Mon cahier est un Mac. Énorme, blanc, brillant, d’au moins 3000 pouces.
Je suis excitée comme un jour de rentrée. Heureuse de faire enfin ce que toujours j’ai voulu faire ; d’humeur solaire. (Oui bon ça va, on sait que le journalisme est en perdition, et que tout bientôt, ma recherche boulot, ce sera l’hiver…)
Mardi, j’étais salariée. Hier, chômeuse. Aujourd’hui, je suis "étudiante".
Enfin, pas tout à fait. "Demandeuse d’emploi en formation".
L’âge de raison ?
Calligrammes
Je ne sais pas vous, mais moi, je trouve les rédacteurs hyper has been.
Regardez les autres métiers : ils ont tous évolué : le conducteur de locomotive pilote des TGV, l’agriculteur fauchant jadis les blés regarde maintenant ses machines moissonner (et accessoirement passe à la télé).
Et le rédacteur ? Pendant ce temps-là, il lambine, accoudé à son stylo dans son champ de mots.
Il n’a pas modifié ses outils d’un iota. Pas bougé d’une virgule.
Il ne s’est jamais jeté à l’O, et n’a pas fini de mâcher ses mots. Il pédale dans le potage, se raccrochant comme à une bouée à l’une des lettres d’une soupe alphabet. De quoi en rester bouche B.
Mais heureusement : "AC !" semble hurler cette entreprise à travers l’intitulé de son offre d’emploi. Elle a de quoi redécorer le dictionnaire, tout foutre en l’R.
JOURNALISTE REDACTEUR d’IMAGE (hf)
"Rédacteur d’image", imaginons ce que les recruteurs peuvent bien attendre des postulants : maîtrise de la métaphore filée ? composition textuelle sans les mains mots ?
Vu comme ça, en tout cas, les candidats semblent invités à (d)écrire droit…
…ou pas, si l’on en croit Apollinaire : poète visionnaire, puisque rédacteur d’image bien avant l’heure :
Et la véritable offre de "REPORTER d’image", bien entendu, dans le contexte, elle est là.
Publié dans Offres d'emploi
Tagué agriculteur, alphabet, Apollinaire, calligrammes, rédacteur, Reporter d'image
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Coquillages, chômage et crustacés
En l’absence d’offres rigolotes ou de détails sordides d’entretiens sanglants, voici, une fois n’est pas coutume, un petit texte (je n’appellerai pas ça "nouvelle", ça a plus le format d’une dépêche AFP !). Même s’il met en parallèle le cancer et le chômage, notons que je l’ai écrit avant la célèbre citation : "L’assistanat est le cancer de la société française". Je suis donc prête à accuser ce cher Laurent Wauquiez de plagiat.
La première fois que j’ai eu maille à partir avec un crabe, on chassait l’étrille au filet. J’avais 6 ans, et j’étais parti à la pêche dans les rochers à Mesquer-Quimiac.
Puis à 22 ans, au mariage de ma cousine à la mer : en entrée, "délices marines", le tourteau n’avait qu’à bien se tenir. Surtout à cause de moi, qui me contentais de le démembrer pince par pince, pour passer le temps.
Hormis en surimi, je déteste le crabe.
Puis le crustacé a investi mes cellules. Il s’ébat dans ma lymphe à défaut de trou d’eau. Et bien malin qui l’attrapera à l’épuisette ou le mettra dans une assiette.
C’est arrivé à peu près au moment où j’ai arrêté ma recherche d’emploi.
J’ai repassé des examens pour entrer en école de cinéma.
Mon médecin m’en a prescrit d’autres, sanguins, ceux-là.
Mes globules rouges m’ont sorti le grand spectacle : biopsie, leucémie, chimiothérapie en pyrotechnie.
Quand l’oncologue m’a convoqué, j’ai bien tenté de refuser le poste, de dire que les missions n’entraient pas dans mon champ de compétences, que je ne me sentais pas à la hauteur. Rien à faire. Je décrochai le job, chef de projet Cancer.
Je me suis renseigné sur l’employeur. L’imbécile est incapable de pivoter. Ses virages tournent court.
Je rentrai à la maison, me demandant comment un animal que sa physiologie empêche de tourner peut ambitionner une Grande Boucle dans mon organisme.
Au bout de 6 mois, j’en ai eu marre de lutter.
J’ai simplement démissionné et refait mon CV.
A nouveau au chômage, mais mon crabe est parti. Il a fait ses bagages, je suis guéri.
Publié dans Boîte à outils
Tagué assistanat, cancer, chômage, crabe, Laurent Wauquiez
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