Plume de taupe

Il y a quelques mois sortait le livre : Confessions d’une taupe à Pôle Emploi présenté ici. Pour en parler, nous recevons aujourd’hui Aude Rossigneux, journaliste, co-auteure et plume de ladite taupe. (Même si en l’occurrence c’est elle qui nous a reçu, mais j’ai toujours rêvé de dire ça). Après avoir enregistré ses déclarations et retranscrit le tout à hauteur de 6 pages Word, voici une synthèse qui je l’espère rendra à la fois hommage au livre et aux légendaires expressions de notre invitée. :)  

Tout le livre recense les absurdités du système Pôle Emploi, vécues de l’intérieur par Gaël Guiselin, la « taupe ». Est-ce que c’est cette absurdité en général qui a déclenché votre collaboration et si oui, quelle a été l’étincelle, l’absurdité “silex/allumette/briquet” ?
Aude Rossigneux : A l’origine, on voulait faire un guide de survie du demandeur d’emploi. Parce que le chômage est tellement répandu, qu’à chaque fois qu’on se croisait avec Gaël chez des amis communs, tout le monde avait un copain, un parent, un voisin de palier qui avait un problème avec Pôle Emploi et qui demandait : « oui mais alors si je fais ci ou ça, est-ce que je perds mes droits ?» A chaque dîner, Gaël devenait le centre de l’attention et il était celui à qui tout le monde posait des questions : comme il y répondait plutôt bien, je lui ai proposé de faire un guide de survie du demandeur d’emploi, où on raconterait comment se débrouiller dans ce marasme absurde et kafkaïen.
On avançait un peu sur cette idée, et puis Gaël s’est fait casser la gueule ; il s’est pris un coup de poing dans la gueule à cause d’un demandeur d’emploi qui était au bout du rouleau. Il a eu une semaine d’arrêt maladie, et pendant cette semaine, la directrice de son agence a dit aux collègues de Gaël : « va falloir vous y habituer, ça va faire partie du métier ». Quand il m’a raconté ça, je suis tombée de l’armoire, et je lui ai dit : “si c’est ça, le métier de conseiller de Pôle Emploi, alors il va falloir raconter. Parce que, qu’on dise que ça fait partie du métier de se faire casser la gueule, c’est délirant !”
Il y avait donc cette idée de faire un guide de survie, et puis l’étincelle.
C’est donc davantage la banalisation de la violence que la violence en elle-même qui vous a fait réagir ?
A.R. : C’est la résignation totale d’un certain nombre de cadres responsables à Pôle Emploi, cette résignation face à leur incapacité, à la violence, à l’absurdité du système.
Où il ne faut  pas se cacher derrière son petit doigt
Est-ce que toute l’absurdité des situations à Pôle Emploi résulte de cette fusion qui a été mal engagée et dont vous parlez au début du livre ?
A.R. : Non ! Évidemment que non. Je connais Gaël depuis un peu après son arrivée à l’ANPE (à l’époque, avant la fusion, il était conseiller ANPE) et c’était déjà le bordel. On ne va pas se cacher derrière son petit doigt et se dire que : « ouh lala la fusion est à l’origine de tous les maux », c’est pas vrai. En revanche, la fusion a mis en évidence un certain nombre de maux, et surtout, la vitesse à laquelle ça a été fait, l’urgence, n’ont fait que creuser les déficits de connaissances, de communication et de moyens. Quand on réunit deux entreprises qui partent en sucette, si on ne met pas de moyens, faut pas s’attendre à ce que d’un coup ça devienne une multinationale flamboyante, c’est pas vrai !
Un des éléments de l’absurde dans cette fusion, c’est que le manque de moyens, la difficulté de travailler, les locaux vétustes, etc. c’est une chose, mais le fait qu’on ait aujourd’hui transformé les conseillers Pôle Emploi en ‘radiateurs’, en machines à radier, ça a totalement vidé de son sens la mission morale, de lien social, qu’ils avaient. Certains se disaient : « je sers à quelque chose » et aujourd’hui, ils ont le sentiment de ne plus servir à rien, et ça ajoute au malaise de Pôle Emploi. Bien sûr, bosser sur une chaise qui couine, avec des puces, des rats, des gouttes d’eau etc., déjà c’est chiant, mais si en plus on a l’impression qu’on est devenu une machine administrative qui sert à radier, à faire un boulot d’abattage, un boulot dégueulasse, et ben c’est pire que tout. On n’a même pas le sentiment d’un bon travail accompli.
Qu’est-ce qui vous a le plus frappée dans le témoignage de Gaël Guiselin ?
 A.R. : Un exemple qui m’a terrorisée : Gaël a récemment empêché une radiation – parce qu’il peut saisir ce qu’on appelle un entretien fictif dans les 48h, pour faire comme si la personne était venue, sinon la personne reçoit un avis de radiation.- Une dame avec qui il avait rendez-vous l’a appelé, pour lui dire : « je n’ai pas pu venir parce que je n’avais pas d’argent pour mettre de l’essence dans ma voiture.» J’essayais d’imaginer cette dame qui se dit : « je vais être radiée », elle n’a déjà pas un rond, on va lui couper les vivres !! Parce que derrière cette machine administrative, y’a des gens qu’attendent de l’argent pour payer la crèche, pour acheter des yaourts à leurs gamins, c’est hyper concret, et quand on dit : « ils n’avaient qu’à venir à l’entretien, ils n’avaient qu’à être là… » mais…mais ils ne pouvaient pas !
Si elle n’était pas tombée sur Gaël – ou sur un autre d’ailleurs, Gaël n’est pas LE juste de Pôle Emploi, on va se calmer !-, sur quelqu’un qui fait un peu gaffe aux situations humaines, elle serait peut-être aujourd’hui radiée des listes. Ce qui n’est pas facile d’ailleurs, car quand on a un portefeuille de 200, 300 demandeurs d’emploi, de «clients», comme on dit, ce n’est pas facile de s’intéresser à tous individuellement. Alors y’a des gens comme Gaël qui le font, qui ont peut-être plus de temps, d’envie, de gnaque, qui ont le sentiment encore que leur mission n’est pas totalement vidée de sens.
Et puis la suspicion et le sentiment d’injustice font faire des trucs totalement délirants : il y a le demandeur d’emploi qui n’a pas honoré un rendez-vous pour cause de dentiste et qui a reçu un avis de radiation, il arrive avec ses joues de hamster et il donne ses molaires pour prouver qu’on les lui a bien arrachées ! Non seulement il arrive avec ses molaires, mais en plus il montre que ce sont bien les siennes, comme s’il avait piqué les molaires de quelqu’un d’autre. Il faut savoir qu’il avait laissé des messages mais qu’ils n’ont pas été pris en compte parce qu’en plus le système informatique étant ce qu’il est, totalement absurde, ça n’a pas fonctionné !
Dans le livre, vous dites qu’une femme de ménage qui travaille 1 heure dans le mois n’est pas comptabilisée dans les chiffres du chômage. N’y a-t-il pas des absurdités, au-delà des déficits de moyens, qui découlent d’actions humaines et qui suivent des objectifs économiques et politiques ?
 A.R. : Il y a de toute façon un objectif politique dans la façon dont on comptabilise les chômeurs. Ça, c’est évident. D’abord dans les chiffres qui sont donnés : on ne comptabilise pas les gens des DOM, ce qui est très sympa pour eux ! Ensuite, on ne communique que la catégorie A, qui est celle des personnes qui n’ont pas déclaré une seule heure travaillée dans le mois : un coursier qui fait une course dans le mois, il n’est pas chômeur : une femme de ménage qui fait 2 heures de ménage dans le mois n’est pas chômeuse !
Où l’on planque des chômeurs sous le tapis
Donc à chaque fois qu’on nous dit « les chiffres du chômage baissent », en fait…
A.R. : …on a planqué des chômeurs sous le tapis.
D’autres moyens de les planquer sous le tapis ?
 A.R. : Oui, il y a plusieurs façons.
- Soit on les planque en ne les faisant pas apparaître dans la catégorie A, en leur proposant des stages, des formations… mais ils ne sont qu’à moitié planqués, parce que c’est pas difficile de pousser un peu le tapis pour voir apparaître les catégorie B, C…etc., et qu’au bout du compte, quand on additionne tout ça et qu’en plus, on rajoute les DOM, on arrive aux chiffres globaux du chômage : environ 4 millions en France.
- Soit on les jette par-dessus bord et on s’en débarrasse complètement en les radiant. Exemple : un homme avait un entretien téléphonique prévu. Il avait la jambe dans le plâtre, et il habite une maison à étages : il a dû descendre l’escalier pour aller répondre au téléphone. Quand il est arrivé, le téléphone ne sonnait plus : il a été radié.
Si on suit la (non) logique de Pôle Emploi, il aurait dû se casser la jambe gauche pour garder son indemnisation ?!
 A.R. : Et bien oui, il aurait dû se casser la deuxième jambe ! Et puis il y a une prime qui peut être versée 2 fois par an aux agences et que les agents de Pôle Emploi touchent à hauteur de 700 euros. Elle est fonction non pas des radiations, mais attribuée en fonction du nombre d’actions qui ont été proposées aux demandeurs d’emploi. Sauf que les actions en question sont des actions qui, elles, peuvent potentiellement entraîner des radiations : exemple, on propose un atelier CV à un demandeur d’emploi, il ne peut pas : il a piscine ou extraction de molaires, il n’y va pas, paf, avis de radiation. Ou alors un emploi sous-payé ou hors champ de compétences : par exemple, on propose à un tromboniste d’aller jouer de la guitare, et il dit : « non je ne peux pas », paf, avis de radiation.
Concernant ces offres hors champ de compétences, peut-on parler d’offres ‘déraisonnables’ d’emploi ? (ndlr : à l’inverse des « Offres Raisonnables d’Emploi » proposées par Pôle Emploi).
A.R. : Tout à fait ! Je parlais avec une amie, sa mère était préparatrice en pharmacie. C’est pas bac+44 mais bon, au chômage depuis un certain temps, on lui a dit : « vous n’avez qu’à faire des ménages », elle a refusé, donc plus d’indemnités ; y’a rien de dégradant à l’idée de faire des ménages, mais il s’agit de la liberté la plus élémentaire de dire : « non je ne veux pas bosser ici, et je ne veux pas bosser non plus carrément dans CETTE entreprise », et si y’a un type qui dit : « je ne veux pas bosser pour Lagardère, je ne veux pas bosser pour Pinault, je ne veux pas vendre des armes… » mais il aurait le droit !!!
On culpabilise les demandeurs d’emploi en leur disant : « vous touchez des indemnités ». Oui, ils touchent des indemnités, mais ils ont cotisé pour, c’est pas de l’argent volé ! Et on considère qu’ils seraient obligés d’accepter n’importe quoi. Bah non. Et je ne vois pas pourquoi avoir un boulot qui plaît serait forcément réservé aux gens qui ont les moyens. Je trouve que c’est important pour des gens de pouvoir rentrer fièrement le soir et de dire à leurs enfants ce qu’ils font.
Et il y a un autre problème au sein de Pôle Emploi : comme l’idée est de faire dégager les gens de la catégorie A, on ne leur propose pas un travail mais des heures. Et ce n’est pas la même chose, parce que les gens ne viennent pas seulement à Pôle Emploi chercher des heures, mais chercher une vie. C’est l’idée de ne pas avoir seulement un travail, mais d’avoir une vie sociale, d’être intégré : c’est de se dire : «Je suis quelqu’un qui fait des heures ou quelqu’un qui a un métier ? Qu’est-ce que je dis aux gens quand on me demande ce que je fais dans la vie ? »
Permettre aux gens de répondre à la question : « et toi, tu fais quoi dans la vie ? », et bien c’est ça que devait faire Pôle Emploi. On est dans une société qui nous a poussés à nous résumer à notre travail : « on est ce qu’on fait », en quelque sorte…et bien le dernier outil qui devait servir à ça ne remplit pas sa mission.
Le système de Pôle Emploi fait penser à la maison qui rend fou, dans un des albums d’Astérix. Peut-on résister à la folie, et quels sont les moyens de résistance ?
A.R. : Certains conseillers saisissent des entretiens fictifs, comme on l’a vu. D’autres font ce qu’on appelle des ‘portefeuilles dormants’. Ils ne convoquent pas un certain nombre de leurs clients, soit une femme enceinte qui de toute façon ne pourra pas retrouver un emploi, parce que personne ne va embaucher une femme enceinte de 3 mois, ou des gens qui sont proches de la retraite. Pour ces gens-là, des conseillers comme Gaël décident de ne pas les appeler, ou de les rappeler le moment venu.
On peut aussi filer un coup de main aux demandeurs d’emploi. Un collègue de Gaël faisait des lettres types, postait sur des forums de demandeur d’emploi pour pouvoir les aider, pour qu’ils puissent faire face à la machine administrative.
On peut aussi, et là c’est davantage un acte de résistance, refuser d’utiliser les détecteurs de fausses cartes d’identité, les lampes à UV. On peut décider que les lampes à UV servent à attraper des cancers mais pas à devenir des supplétifs du ministère de l’intérieur. (Ndlr : une des missions de Pôle Emploi est de dénoncer au service des fraudes certains demandeurs d’emploi suspectés de détenir de faux papiers, voir article ici paru sur rue 89, sur une conseillère qui résiste.)
On peut aussi jeter à la poubelle le courrier nauséabond et quotidien de bons français qui vont bien respecter la tradition des années 40 et qui dénoncent leurs voisins bossant au black et qui touchent quand même les assédics. L’idée est donc d’arriver tôt, pas seulement pour pouvoir avoir un siège, (ndlr : dans les nouveaux bureaux de Pôle Emploi, il n’y a pas assez de bureaux pour tous les conseillers), mais aussi pour pouvoir récupérer ce courrier et le jeter !
Où l’on se tamponne le coquillard avec des saucisses plates (ou pas)
Quand vous sortez un livre qui fait un tel constat d’absurdité, comment réagissent les intéressés ? Avez-vous eu des retours de la part de Christian Charpy, le patron de Pôle Emploi, ou de la part des directeurs d’agence?
A.R. : Il avait été question qu’on débatte ensemble dans une émission, mais Christian Charpy n’a jamais accepté de venir me rencontrer.
Quant aux directeurs d’agence… il y en a beaucoup qui sont dans une situation totalement absurde : même s’ils ne sont pas d’accord avec ce qu’il se passe, ils savent bien qu’on considère qu’une bonne agence est une agence qui radie, qui propose des choses pour planquer les demandeurs d’emploi sous le tapis. Et puis la prime dont on a déjà parlé, qui est versée 2 fois par an aux agences, elle est collective !!! Comment prend-on la responsabilité de dire : « finalement je m’en fous, et je me tamponne le coquillard avec des saucisses plates des 700 euros qui vont tomber.» ?
Est-ce qu’on prend la responsabilité de pénaliser tout le monde ? Même Gaël, il pense à ces 700 euros, il a un gamin et une femme, et s’il veut acheter une maison et payer la bagnole…? Est-ce qu’on prend la responsabilité de tirer un trait sur tout ça pour la beauté du geste ?
Et puis n’oublions pas que tout le monde a accès sur l’ordinateur aux chiffres des uns et des autres, on peut dire : « dis donc Gaël t’es bien gentil avec tes grandes idées, mais mes 700 euros je vais les voir ou pas ? »  Donc l’autre est la bête noire, on dit : « c’est à cause de toi que les résultats sont mauvais »… c’est le problème de toutes les révolutions : soit c’est collectif, soit on se fait ****** (censuré) !
Mais l’absurdité ne se cantonne pas à Pôle Emploi ! Quand on lit que les recruteurs eux-mêmes parlent de « ristournes » pour embaucher des chômeurs…ça contamine le monde du travail, l’extérieur ?
A.R. : Non, je crois que c’est l’inverse (ndlr : j’ai toujours su que j’étais mal latéralisée) : l’absurdité vient de l’extérieur, c’est un système de performance à outrance qu’on a essayé de faire rentrer dans un service public, qui n’est pas fait pour ça. Un service public n’a pas besoin d’être rentable, mais utile. Considérer qu’il faut que ça rapporte du pognon revient à dire : « l’enseignement public est à perte, les gars, faudrait quand même que le fait de dispenser du savoir rapporte». Et bien non, ça ne rapportera jamais d’argent de dispenser du savoir, ni de soigner des malades, sauf dans les cliniques. Le service public, par philosophie, n’est pas fait pour être rentable ! Dès lors qu’on veut introduire de la rentabilité, de la compétitivité, de la performance, en gros, du libéralisme dans cette machine, elle s’enraye ! C’est comme essayer de mettre du diesel dans un moteur qui est fait pour fonctionner avec de l’essence, ben la bagnole, elle ne démarre plus ! Après, on a fait une rotation totale, et l’absurdité rejaillit, sous une autre forme, vers l’extérieur.
Regardez, l’Evaluation en Milieu de Travail (ndlr : un employeur peut ‘essayer’ un chômeur pendant 80 heures maximum, en étant rémunéré par l’Etat 2 euros de l’heure. Le chômeur quant à lui n’est pas payé, mais continue de toucher ses Assédics) : c’est quand même un truc de dingue, en gros, on paye un employeur pour embaucher gratuitement un mec qu’est payé par l’Etat : on marche sur la tête !!!
Où Aude Rossigneux n’est pas éleveuse de taupes 
Après ce livre, j’imagine un tas de travailleurs en souffrance contactant Aude Rossigneux pour lui conter leurs conditions de boulot, d’où la question :
Cette nouvelle utilisation de l’homme en tant que variable d’ajustement concerne de plus en plus de services publics. Avez-vous le projet de mener d’autres enquêtes en immersion avec des salariés du social, de la santé, de l’enseignement ou du juridique, que ce soit par le biais d’un livre ou d’un documentaire ?
A.R. : Un documentaire, c’est compliqué, comment filmer les gens ? Si t’as l’autorisation, la taupe, on sait où elle est. Et si tu fais ça en caméra cachée, alors déjà au bout d’un quart d’heure ton téléspectateur a le mal de mer parce que la caméra elle bouge tout le temps, les mecs ont tous une voix de conférence de presse du FLNC… sur une autre administration, pourquoi pas, mais je n’ai pas de taupe ! Je ne suis pas éleveuse de taupes en milieu urbain !
Ce livre sur Pôle Emploi est totalement accidentel. Je ne me suis jamais intéressée à Pôle Emploi, excepté comme chômeuse, car j’ai toujours été inscrite. J’ai écrit mon bouquin en étant indemnisée par Pôle Emploi ! Je n’y suis pas retournée depuis. Ils risquent de me dire : « alors qu’avez-vous fait cette année ? » et moi, de répondre : « Hem hem j’ai écrit un bouquin, c’est rien, c’est sur Pôle Emploi. » (rires).
Bouclons la boucle de l’absurde avec cette magnifique réponse :
Et entre conseillers Pôle Emploi ? Le livre circule-t-il sous le manteau dans les agences ?
 A.R. : Sous le manteau, je ne sais pas, mais dans l’agence de Gaël Guiselin, en tout cas, ils en parlent. Certains collègues lui ont dit : « t’as vu le bouquin qu’est sorti ? » alors Gaël a pris un air innocent et il a dit : « ah oui j’ai vu ça à la télé, ça a l’air pas mal ! » et l’autre de répondre à notre taupe : « Ouais c’est vachement bien, je te le prêterai si tu veux ! »
Un grand merci à Aude Rossigneux pour ses réponses ludico-instructives, et pour sa disponibilité !
Comme (encore une fois) je ne pouvais m’arrêter là, si vous êtes sages, dans les prochains jours, nous recevrons une nouvelle guest star sur ce blog… Indice :  “petit mammifère de nos jardins” :)
 
Crédit photo : ©Jean-Philippe Baltel
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6 réponses à Plume de taupe

  1. Papillote dit :

    Tu vas recevoir la taupe ?! J”ai lu son bouquin trois fois et l’ai fait passer à tout mon entourage ! Je veux en parler sur mon blog, mais je n’arrive pas à choisir les extraits les plus significatifs, rien à jeter, tout est aberrant !

    Tu tombes du ciel en me contactant aujourd’hui. Je suis au 36ème dessous, je viens d’apprendre ce matin que j’étais en fin de droit alors que je pensais en avoir pour plus d’un an encore, puisque je suis au chômage depuis juillet 2010 (normalement on a le droit à deux ans ! en tout cas sur mes avis de situation c’est ce qui était marqué !) Je suis allée au Pôle Emploi cet aprem (j’ai attendu 3 heures de me remettre un peu, histoire de ne pas m’effondrer devant les pauvres conseillers…)

    Apparemment pour eux je suis au chômage depuis juillet 2009 et pas 2010. Je n’ai pas travaillé effectivement deux mois à l’été 2009, mais ensuite j’ai bossé pendant un an, donc sans percevoir d’allocations. J’étais toujours inscrite à Pôle Emploi et j’actualisais tous les mois ma situation : oui, au smic à temps partiel dans un petit job décérébré alors que j’ai bac +5, je cherchais encore un emploi !

    Bref, je ne comprends pas pourquoi, mais mon chômage se termine brutalement à la fin du mois. Je ne vois pas comment je vais pouvoir vivre seule à Paris avec les 400 euros par mois du RSA… Pour les petits jobs, les employeurs ne veulent plus de moi car je suis trop qualifiée… et pour le boulot pour lequel je suis formée (comme le tien), on ne veut pas de moi car je n’ai pas assez d’expérience ! Je ne sais pas comment je vais m’en sortir…
    jusque-là j’essayais de prendre avec humour et recul tous les problèmes que j’ai cumulés avec le Pôle Emploi (6 mois d’attente pour recevoir mes allocs suite à un bug informatique, j’avais mon copain qui m’aidait financièrement mais ça l’a tellement gonflé de me voir stressée qu’il est parti) là je touche le fond de la piscine dans mon petit pull marine !
    désolée pour ce long message… en tout cas, encore merci de m’avoir fait découvrir ton site, on se sent moins seule !

  2. La 100emploi dit :

    Je vais lire ton blog un peu + à fond et je te répondrai sur ton mail privé. Merci en tout cas de ce commentaire et tiennnnnns bonnnnnn !!!!

  3. Bonjour tout d’abord félicitations pour votre site que j’ai lu avec plaisir. votre article m’a beaucoup plu car je le trouve bien rédigé et pertinent. Je n’ai pas pour habitude de commenter les sites mais aujourd’hui je prends quelques instants pour le faire. Je vous contacterais pour faire un échange de lien avec mon propre site. En espérant vous lire bientot.

  4. Papillote dit :

    Merci ! Sur mon blog je ne parle pas de cette histoire puisqu’elle m’est arrivée hier. Je ne vois pas vers qui me retourner pour obtenir une explication. Les conseillers m’ont plus embrouillée qu’autre chose, eux mêmes ne comprenaient pas, ils s’y sont mis à 3, se contredisaient… c’est incompréhensible. Ils m’ont dit de ne pas tenir compte du papier qui confirme que j’ai le droit à deux ans de chômage…
    je sais pas quoi faire ! si c’est compliqué pour les conseillers eux-mêmes, qui peut me confirmer si je suis vraiment en fin de droit ou si c’est une erreur ? je vois pas comment je vais pouvoir trouver un boulot en 15 jours alors que j’ai pas réussi après une recherche intensive de 10 mois …

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