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“-Recherche de talents, illustrateurs, graphistes 2D et 3D, réalisateurs graphiques…
Nous recherchons un ou une Chargé(e) de recrutement ayant un profil de post-producteur(trice) et une bonne connaissance de l’animation et des vfx.
Intermittent ou freelance voir plus si affinités” (sic)
Publié dans Offres d'emploi
Tagué CDD, chargé de recrutement, et plus si affinités, meetic
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Plaques tectoniques
La roue doit être restée bloquée en position “baraka”, je sais pas, y’a un truc.
Y’a encore peu de temps, j’étais coincée entre 4 murs. Maintenant, on ne peut pas vraiment dire qu’une porte se soit ouverte, ça ne rendrait pas hommage au millier de courants d’air qui se sont engouffrés dans ma modeste demeure. Les murs se sont carrément envolés. Heureusement, il me reste un toit sur la tête, et 56 panneaux directionnels vers des routes toutes plus sympas les unes que les autres.
Au moins, ça bouge. J’ai l’impression d’avoir posé mes fesses à l’intersection de 2 plaques tectoniques.
Previously dans “La 1 emploi”, j’avais dit qu’on m’avait convoquée pour un entretien dans un truc journalistique que je sentais moyen. Je ne me souvenais même plus de l’offre exacte parce qu’elle avait été supprimée de Pôle Emploi et parce que mon ordi, où je l’avais sauvegardée, avait rendu l’âme. (Depuis, mon ordi a été entièrement reformaté sous Linux, merciiii mon petit M., en passant, même si je viens de voir que je ne peux pas ajouter d’images dans mes articles depuis
).
Les deux seuls éléments du poste qui m’avaient marquée étaient : “CDD de 4 mois” et “1500 euros mensuels”. Je voyais bien du brut se profiler.
J’étais fermement décidée à éclaircir cette histoire de salaire par téléphone avant de daigner me déplacer à l’entretien. J’avais mes éperons, mon étoile de shérif et mon flingue, prête à dégainer, les pieds dans la poussière, je ne bougerais pas. C’est donc en toute logique que j’ai rappelé la recruteuse pour lui dire que j’étais déjà en poste, mais qu’il était toujours intéressant de se rencontrer (vous ai-je dit que j’étais la gâchette girouette la plus rapide de l’Ouest ?).
Nan mais c’est vrai. C’est important, le réseau, qui sait si dans un an, à ma sortie d’école, elle ne pourrait pas se souvenir de moi, avoir un besoin urgent de rédactrice et m’embaucher à des conditions super avantageuses ?
Je suis donc arrivée à l’entretien vendredi à la bourre, la mèche en vrac, sans avoir rien préparé et prête à entendre le pire : “nous cherchons une journaliste polyvalente au smic”.
C’est fou à quel point des mots dans la bouche de quelqu’un peuvent avoir sur vous un second effet kiss cool.
Prenez le mot “CDI” : de prime abord, cet acronyme brille par son innocence. Mais quand il est articulé en entretien, tout de suite, il acquiert un petit côté percutant.
Prenez l’expression : “nous sommes conventionnés, vous auriez une carte de presse” : là, vous commencez à piger ? (hahaha, “piger”, euh, sans mauvais jeu de mot).
Bon. C’est ce qui s’appelle un revirement à rebondissement qui ferait pâlir le climax du film “2012″, mais c’est pas fini.
J’ai abordé la question du salaire, ce fut plus complexe. Après 5 bonnes minutes de circonlocutions et de délibérations avec elle-même, du type : “ça dépend du profil”, “je peux juste vous dire qu’il s’agit d’un salaire moyen” et autres “le directeur vous en parlera mieux que moi”, j’ai réussi à lui arracher que je pouvais espérer 1500…nets.
Ce qui est pour moi le Graal (ouais bon, ça va, chacun son Graal, quand j’avais 16 ans, le Graal c’était 400 euros, je veux dire, on change, surtout à Paris rapport coût de la vie).
Après, je me suis quand même demandée si le poste m’intéressait (moi qui rêve de cinéma et de culture, c’est vrai que la presse pro à dominante santé, bon.)
Sauf que d’autres mots magiques sont arrivés : web TV, réalisation vidéo (cadrage et montage = Graal suprême avec supplément chocolat / chantilly.)
Je me suis dit que ça devait être un job hyper formateur, sur des dimensions à la fois rédactionnelles, marketing (oui oui, c’est du journalisme un peu marketing…) et vidéo. Et si ça marche, je serai super blindée pour faire autre chose après…et puis c’est quand même de la presse pro, donc intéressant niveau contenu.
Plus un format “petite boîte” donc autonomie assurée sans trop trop de pression.
Autant dire qu’avec mon profil de rédac / ex pubarde / audiovisuel, ils m’ont déroulé le tapis rouge carmin. Surtout que j’ai sorti tout ce qu’il faut pas sortir à un entretien et qu’elle a quand même paru hyper enthousiaste. Exemple :
Elle : “vous tenez vraiment à faire une école de journalisme à la rentrée ?”.
Moi : “ben disons que…euh…je vais être franche avec vous. En un an et demi de chômage, vous êtes la première à m’appeler. Je n’ai eu aucun entretien en journalisme, j’ai donc pensé que j’étais obligée de faire une école.”
C’était le monde à l’envers. C’est-à-dire que c’est elle qui m’a dit, cash : “mais vous ne croyez pas qu’avec votre CV, vous pourrez vous débrouiller sur ce poste ?”
Fou comme un an et demi de chômage vous dévalorise à vos propres yeux. Et bien non, je ne le croyais pas. Vu mon absence totale d’entretiens, je pensais que j’étais juste bonne à balayer les mouches.
Voila, d’autres candidats sont en lice, mais le directeur m’a appelée, je le rencontre mardi prochain au Ritz (bon évidemment, c’est pas mardi prochain et c’est pas au Ritz, mais c’est genre ça, cause événement auquel il assistera dans l’hôtel un peu plus tôt). Si ça, ça pète pas, hein.
Dans mon cerveau, déjà embrouillé de naissance, tout s’est mis à clignoter comme un site en Flash.
- S’ils me prennent, qu’est-ce que je dis à mon employeur actuel ? Je sais qu’on peut casser un CDD pour un CDI, mais comment lui dire : “Monsieur, avant de commencer avec vous, j’ai postulé à une offre en journalisme. Je croyais avoir affaire à un CDD. Ils m’ont convoquée, c’était en fait un CDI. J’ai dit oui et je commence dans 10 jours.” Et ce, alors que je lui ai dit “non” à lui pour un CDI, parce que je voulais entrer en école de journalisme. Gloups.
- Autre paramètre rigolo (qu’est-ce qu’on rigole, hein ?!), je suis certes prise en école de journalisme en septembre. Mais c’est une école privée et j’attends de savoir si je vais avoir un financement public. Comme je déteste attendre, j’ai envoyé un dossier pour un IUT (reconnu et public) en un an, et j’ai été sélectionnée. Demain, en route pour l’oral + l’écrit avec 52 autres candidats pré triés. Réponse début juillet, ils ne seront que 16 à arriver au port.
Alors si je devais être prise à l’école et en CDI, un petit ange me souffle : “mais quand même, ce serait bien de faire une école” à gauche, (ouais parce que qui dit école, dit stages ciblés, et ptet CDI à moyen terme dans une rédaction qui me convient davantage, genre Le Monde, mais avec des si, hein…)
Tandis que Méphisto, sur ma droite, ricane et s’exclame : “allez, ne sois pas bête, tu crois vraiment qu’après avoir pondu un blog pareil et t’être plainte plus d’un an, tu peux te permettre de refuser un CDI ??? Un CDI, tu sais, ce truc de voie royale pour la stabilité”.
Comme je suis hyper fortiche pour imaginer des conséquences à des hypothèses pas encore vérifiées (du genre à filer à l’hosto après avoir aperçu une peau de banane sur la chaussée) et qu’au final, ça ne me réussit pas des masses, j’ai pris la décision de consulter.
J’ai donc fait appel à Hercule Poirot et au Dalaï-Lama pour m’enlever ce tronc d’arbre du pied, et leur conseil est sans appel :
“Attends de voir”.
Parce que si je ne suis prise nulle part, je redeviendrai la fille qui attend son financement (pour l’école de Paris). Le moins qu’on puisse dire, c’est que dans ce cas, ça m’aura donné des trucs à raconter.
Un peu comme une fausse alerte au tremblement de terre.
Et puis au pire du pire, un recruteur, dont j’attendais la réponse depuis 2 mois, m’a contactée de Lyon pour un CDI (ce qui me donne l’illusoire impression que je n’ai qu’à me pencher pour les ramasser). Mais c’était à une époque où je n’avais aucune piste et ça reste un poste à dominante marketing…
En tout cas, hier, j’ai eu vent d’une offre ayant trait à la médiation culturelle et au cinéma, et de tout ça mis bout à bout (mon boulot actuel, les écoles, Lyon, le poste en presse pro), c’est la seule offre qui ait fait tilté mon système limbique au moment où je l’ai lue. Je m’y voyais déjà.
Alors soit ça veut dire que je suis plus indécise que l’âne de Buridan, soit c’est un signe : c’est LE truc de mes rêves, qui émerge parmi tout le reste, et je dois postuler puisque je serai prise.
Je vais donc postuler, et si tout se passe bien, je ne serai pas convoquée. (“Pessimiste !” me crieront-ils, et ils auront raison).
Ce billet était riche en tergiversations, pauvre en véritable contenu, mais en tout cas je tiens à dire que ça fait vachement du bien de bosser. Et vachement du bien d’être convoquée. De se sentir aimée (:D).
Et une pensée pour les chômeurs / chômeuses qui me lisent, je ne vous oublie pas, je suis toujours parmi vous, dans ma tête. Et je viens d’ailleurs de dégotter une offre sympathique à partager très prochainement.
Publié dans Mes candidatures, Offres d'emploi
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Loi des séries
Pendant que je me débats dans mon nouveau job depuis une semaine, la Terre continue de tourner, les ordinateurs, de planter, et les recruteurs, de me…recruter.
Ouais. Comment dire. Comment expliquer qu’en un an et demi de bonnes et loyales candidatures packagées comme des Ladurée, j’erre comme 20 âmes en peine sans l’ombre d’un coup de fil, et qu’en l’espace d’un mois, 3 propositions me tombent dessus quasiment sans effort ?
La vie n’est que zones d’ombres.
Bon, il est vrai que j’avais fait le forcing pour la mairie de Tarmagnole-sur-Croupinière avec une candidature adaptée. Mairie que j’ai donc rappelée hier pour lui annoncer que je lui posais un lapin de garenne maousse costaud pour août, bossant maintenant dans le poker et pour 3 mois. Nan en fait, pas un lapin de garenne, un terrier entier.
J’ai eu de la chance, la DRH s’est montrée compréhensive même si son ton un peu blasé a semblé vouloir dire : “ouais donc là en fait je vais devoir me rabattre sur l’un des gamins qui mâchait du chewing gum en entretien” (mais siiiii : lui ).
Ce soir, j’en étais donc là. J’étais en train de me dire que mon job me plaisait (et c’était à la base autant pas gagné que quand on te distribue une main 2/6 en pré flop au poker – zavez vu chui trop deviendue une pro -).
Seul bémol, l’organisation du travail, ou plutôt l’absence de. C’est simple, avant, j’avais jamais bossé.
Ça fait bizarre de bosser.
T’as à peine le temps de lire une seule actu sur Twitter que ton boss t’a déjà demandé 4 briefs, 5 mails, 6 articles pour le blog et ne pas oublier d’arroser les plantes (presque). Alors je vous laisse imaginer le retard accumulé après la lecture de 5 malheureux tweets + un mail privé en bonus. Je ne suis plus la 100 emploi, ni même la 1 Emploi, je suis devenue Shiva, mais juste dans ma tête, sans les 4 paires de bras (et faudrait penser à me les greffer fissa, merci).
Revenons à nos moutons.
Entre le moment où j’ai décroché le rendez-vous pour le poste que j’occupe actuellement et l’instant I où j’ai passé l’entretien, j’ai innocemment répondu à une offre d’emploi pour être journaliste / community manager dans un autre domaine.
Dans ma réponse à l’offre, j’y avais été mollo. Ou franco, ça dépend comment on voit la chose. C’est à dire que déjà, c’était la première candidature que j’envoyais depuis au moins le mois de mars. Trop occupée à lancer ce blog, j’étais.
Alors quand j’ai pris mon clavier pour rédiger ma lettre de motivation, ça s’est terminé en 5 paragraphes torchés en 3 minutes, dans le corps du mail, même pas en pièce jointe, pour dire : “je suis ça, je sais faire ça, c’est à prendre ou à laisser” (en gros). Et ben ça a marché.
De la même façon que les candidats n’ont plus envie de se faire suer à pondre des lettres hypocrites, les recruteurs n’ont plus la gnaque. Ils veulent aller à l’essentiel.
Une journaliste m’a donc laissé un message tout à l’heure, en plein TGV, à 18h tapantes (ça doit être une cousine de la DRH de Tarmagnole qui me sonnait à 9h pétantes, sauf qu’elle, elle est du soir), pour me demander de vite vite vite la rappeler. Sauf que là, on est un peu en pré week end de Pentecôte ma chéwie.
J’ai donc 3 jours pour laisser galoper mon imagination sur le contenu du poste.
Oui parce que sur le site de Pôle Emploi, où je l’ai dégotté, j’avais pu lire qu’il s’agissait d’un groupe de presse un peu inconnu au bataillon, très spécialisé, mais je ne peux en dire plus (non, il n’appartient pas à Marc Dorcel, calmos). Juste que c’est en rapport indirect avec la santé. Et puis je ne m’excite pas plus que ça parce que le salaire est du genre quitte ou double. Il était écrit 1500. Tu sais pas si c’est du brut ou du net, mais vous pouvez être sûrs que quand je vais la rappeler mardi, c’est la première chose que je lui demanderai : si c’est du brut, ciao bella, on ne se rencontrera même pas.
Et dire que y’a encore un an, j’étais prête à masser les pieds d’un recruteur pour un smic sans tickets restos…
Ayant depuis oublié tout le contenu de l’offre, je viens de retourner sur le site de Pôle Emploi, munie du numéro gagnant (enfin, de l’offre) et vous imaginez bien que l’annonce a disparu.
Comme je suis prévoyante, je l’avais enregistrée dans mon ordi.
Celui-là même qui est en train de subir une opération de reformatage à cœur ouvert chez mon pote à Belleville à 500 kilomètres.
Résultat, je ne m’emballe pas, ou du moins sans bolduc.
Pour commencer, je viens de débusquer le site web de ce groupe de presse, qui me fait papillonner des cils jusque aux narines : il clignote de partout, et je suis juste dégoûtée de ne pas pouvoir vous donner son nom parce que comme dirait l’autre : ô, ironie. (Imaginez un nom du genre “Clairvoyance”.)
Il a l’air assez mal foutu et hyper spécialisé. Et le salaire à mon avis va être naze. Et ça m’embête vraiment de faire ça à mon employeur actuel, même si je n’ai toujours pas signé de contrat (imprimante en panne toute la semaine, est-ce un signe ?)
Bon, on fait comme d’hab, je vous tiens au courant.
Très bon we de Pentecôte !
Publié dans Mes candidatures
Tagué candidature, chômage, chewing gum, emploi, Ladurée, recrutement, recruteur
2 Commentaires
Cartes sur table
Je m’aperçois qu’un travail n’aide rudement pas à pondre du contenu sur un blog concernant le chômage.
A fortiori, un ordinateur complètement sur les genoux, vérolé puissance 1000 et en baby sitting chez le réparateur, ne m’incite pas non plus à poster.
Aux dernières nouvelles, il va bientôt passer sur le billard grâce à un de mes amis chirurgiens qui va tenter de lui greffer un système Linux tout frais.
Cela ne me donnera pas davantage de contenu sur mon actu de sans-emploi en emploi, en l’occurrence, mais je peux au moins vous donner quelques news :
J’ai commencé hier, je galère (un peu) dans cet univers, mais je sens que ça va le faire et je commence à percer tous les mystères du…poker. (Après tout, pourquoi ne pas le dire, tant que la marque reste anonyme, et puis je ne voulais pas priver ma phrase d’une rime).
Je préfère donc le dire, je ne reviens pas tout de suite, mais à tout bientôt les cocos !
Publié dans Boîte à outils
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Transssssformation
J’aurais pu appeler cet article “démission”, mais ça n’aurait pas été tout à fait exact. Parce que je ne souhaite en aucun cas démissionner de mon chômage. J’y reviendrai très bientôt.
Je fais juste une pause dans le non-emploi, en ayant la ferme intention de continuer ce blog.
Pour l’éclairage de lanterne : je suis prise en CDD (pourtant je ne comprends pas, je ne portais pas de décolleté à l’entretien cette fois), pendant 3 mois, en tant que bloggeuse / community manager pour un site web, dans un domaine qui n’est pas du tout mon truc à la base (c’est ça qui est drôle), comment vous dire…étant donné que je ne peux hélas pas vraiment le dire…aussi insolite que s’il s’agissait d’une marque de viande halal ou de courses hippiques. Cette activité va me permettre de reprendre une activité une indépendance et un appart ouaiiiiiss et de remettre un soupçon d’épinards dans mon beurre.
Est-ce que le poste m’est tombé du ciel ? Un peu, oui.
Y’a pas de secret, vous croyez quand même pas qu’un recruteur a pu être séduit par le genre de missive que vous avez pu lire dans l’article précédent. Mon précédent boss m’a mise en contact avec cette boîte. Il s’agira donc de faire vivre la marque via les réseaux sociaux, les forums de discussion, et d’inciter les futurs clients qui hésitent encore, à venir dépenser leur argent.
Il ne s’agit pas de la mairie de Tarmagnole-sur-Croupinière (qui en passant, m’a dit “oui” aussi, mais vu que c’est juste pour un mois, je vais devoir refuser l’offre). Ben oui, bien évidemment, t’es là depuis un an et demi à limite envisager de te pendre avec tes rideaux, et quand un truc se débloque, tout tombe en même temps, un genre de loi des dominos.
Ah, j’dois dire aussi que le CDD est plus ou moins de mon fait. En tant que chômeuse particulièrement échaudée par le fait d’avoir déjà travaillé par le passé, j’ai vite mis le holà quand le recruteur m’a fait comprendre qu’il souhaitait plutôt embaucher un CDI. Et surtout, je tiens vraiment à entrer dans cette école de journalisme en septembre. Mais qui sait si je me découvre une passion pour la viande halal…
Tout à fait entre nous, j’espère que ça va coller, parce que mes intentions ont beau être excellentes, il va falloir que je me plonge et que je marine (pour continuer dans la viande halal) dans un domaine vraiment inconnu (encore quelques exemples, imaginez un truc genre : Fetichistespedestres.com, gnous-d-asie.org, concombres-espagnols-micuits.fr).
Tout ça pour vous faire part de mon changement d’identité imminent : il suffit d’enlever deux zéros à mon pseudo mais je reste la même.
La 100 Emploi
Publié dans Suivi personnalisé
Tagué CDD, chômage, community manager, démissionner, réseau
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Saignant
Hormis mes expériences professionnelles et mon parcours de combattante au chômage, je ne parle pas de moi sur ce blog. C’est voulu. Je ne vois pas en quoi peut vous intéresser le fait que je suis abonnée à Astrapi ou que le papier-peint de ma chambre est orange fluo.
Cependant, en regard de ce qui va suivre, je vous dois une petite explication :
Je suis non violente.
Je n’ai jamais tué de mouche, posé la main sur une fourmi.
Je suis contre les tornades, les tsunamis, les incendies. J’exècre les conflits, ou j’essaie de les régler en amie. J’ai même foiré ma vocation : psy.
Mais parfois, quand on me provoque, quand quelque chose bout depuis trop longtemps, je peux me transformer un tout petit peu en très méchante. Dans ce cas, j’utilise les seules armes à ma portée : les mots.
Concernant cette réaction à une offre d’emploi à mes yeux scandaleuse, et compte tenu de la réponse du responsable, je n’aurai jamais le fin mot de l’histoire. Je ne saurai jamais s’il a mérité ou non mon tir de roquette, ma grenade pré dégoupillée, mon arsenal verbal.
Ce pauvre homme ne m’a rien fait, il s’est juste trouvé là au mauvais endroit, au mauvais moment, et n’a eu que le tort d’exiger un profil surpuissant pour un salaire indécent.
Sa réponse ne m’a laissé qu’une idée en tête : je n’ai eu que ce que je méritais, et voilà ce qui arrive quand on se frotte à plus méchant que soi.
Mais au fond de moi, je persiste à croire qu’il n’y a jamais eu d’erreur sur le salaire. Qu’il s’agit d’un recruteur qui, fidèle au marché en vigueur, a exigé le meilleur, au plus bas coût.
Son offre, et surtout, le salaire proposé (vivre à Paris, avec toutes les compétences qu’il exige, à 1400 bruts mensuels ????) a été la goutte d’eau qui a fait déborder la cerise sur le gâteau, une journée où j’en avais particulièrement marre, peut-être. Il a pris pour tous les autres, et je me doute bien que ce n’était peut-être pas la meilleure chose à faire. Mais ça m’a fait un bien fou.
L’offre (ça s’est passé avant l’ouverture de ce blog) :
Journaliste reporter d’images Triqualifié
Société de Production Audiovisuelle
Description du poste : Vous êtes Journaliste Reporter d’Images pour notre agence, spécialisée dans la communication éditoriale, l’audiovisuel et le multimédia, pour le compte de grandes entreprises. Par ailleurs, nous développons nos propres chaînes de Web Tv, et notamment Channel Machinchose, chaîne dans laquelle vous serez particulièrement impliquée. Après une expérience réussie de Journaliste Reporter d’Images, vous souhaitez élargir votre palette de compétences en évoluant dans le secteur de la communication corporate, et événementielle. MISSIONS : Au sein d’une équipe d’une dizaine de personnes, vous serez chargé de reportages sur le terrain (culture, tourisme), de tournages en plateau, dans notre studio équipé; de montages news, ou magazine. PROFIL RECHERCHE : Vous êtes jeune et passionné (débutant accepté, si vous êtes déjà opérationnel et autonome); rompu à la réalisation de reportages TV (montage + commentaire). Vous maîtrisez les caméras Sony Z1,Z5 et la suite Apple Final Cut Studio. Vous êtes également intéréssé par le multimédia, internet et les réseaux sociaux.
Lieu : Ile-de-France
Durée : Temps complet
Rémunération : Voir en commentaire
Commentaire : 1200 à 1400 euros bruts sur 13 mois (en fonction profil)
Date de début : Février 2011
Contrat : CDI
Monsieur Truc, vous ne me connaissez pas, mais je tenais à vous signaler que vous êtes le grand gagnant de mon blog (je suis en train de le lancer, je ne manquerai pas de vous donner le lien à l’occasion).
Ce blog traitera de l’absurdité de la recherche d’emploi et de l’indécence de certaines offres. Inutile de dire que votre offre de JRI, parue sur le site machin.fr, est une pépite du genre, et je ne saurais que trop vous remercier de l’avoir mise en ligne.
Si je récapitule, vous cherchez à débusquer un autre genre de pépite : un JRI tri qualifié, qui a déjà un peu roulé sa bosse et qui maîtrise la technique (caméras Sony Z1,Z5 et suite Apple Final Cut Studio.) Il a déjà une expérience réussie en tant que JRI (c’est mieux, en effet, je vous comprends, manquerait plus qu’il floute le PDG à interviewer, ou que sa balance des blancs vire au grisâtre saumon, ça ferait désordre).
Il doit aussi être “rompu à la réalisation de reportages TV”.
Excusez la digression, je viens d’effectuer un petit tour sur un dictionnaire de synonymes, qui me signale que : “rompu à” signifie : “expert”, “expérimenté”, “surentraîné”, ou encore, dans un style plus familier,”trépidant”.
Enfin, le salaire : j’avoue qu’il s’agit là de mon passage favori. 1200 à 1400 euros bruts sur 13 mois, et à temps complet. Laissez-moi réfléchir, pour le coup, j’ai presque envie de postuler. Je touche un peu Final cut (disons que j’ai déjà eu l’occasion d’ouvrir le logiciel, ça compte). Une offre pareille, moi, je l’étudie. On n’a pas souvent l’occasion de croiser un demi smic, ils se font rares, je suis au bord de l’autographe.
Trêve de blagounette, je vous félicite d’avoir su border vos arrières avec un tel talent : pour justifier le salaire, on peut lire : “Vous êtes jeune et passionné” et surtout :
“débutant accepté si vous êtes déjà opérationnel et autonome“, ce qui témoigne d’une réelle capacité à utiliser les figures de style. Nous avons là un fabuleux oxymore, voire une antiphrase. Je me suis permis de souligner cette opposition en passant les termes en gras.
Vous savez quoi, une telle annonce ne me fait plus vomir, elle me donne l’eau à la bouche. Surtout depuis que j’ai décidé de créer ce blog.
J’imagine que vous avez une excuse, qu’en fait j’ai mal compris, cette offre s’adresse à un stagiaire, ou que votre budget est limité, ou que sais-je encore, que le poste est évolutif, ou pourquoi pas, qu’il y a une erreur dans la ligne du salaire.
Si tel n’est pas le cas, je vous souhaite une bonne continuation et de trouver votre pigeon.
Ah, mon dictionnaire me signale dans l’oreillette d’autres synonymes pour le terme : “rompu à” : “brisé”, “broyé”, “démoli”, “déglingué”, “mort”.
Bien cordialement (et bien évidemment, n’hésitez pas à me répondre, je ne mords pas, quand on m’explique).
La100emploi.
P.S : “Par ailleurs, nous développons nos propres chaînes de Web Tv, et notamment Web Tv Culture, chaîne dans laquelle vous serez particulièrement impliquée.” Si vous vous adressez à un homme ou à une femme, je vous signale une petite faute d’orthographe qui se balade dans votre phrase et qui heurte ma rétine. Pas très grave, hein, mais vu le salaire proposé, permettez-moi de vous dire que ça ne fait pas très sérieux.
Sa réponse, sans appel :
Madame,
Je ne crois pas avoir le temps de faire de recherche de fautes dans vos mail et me réjouis que vous ayez ce loisir.
Pour cependant répondre à vos interrogations :
a) Il y a erreur sur le Salaire : il s’agit de net sur 13 mois
b) Il s’agit d’un CDI ce qui est un engagement rare des entreprises (nos 7 salariés sont en CDI)
c) Nous ne sommes pas riches (Nous sommes indépendants et venons juste au bout de 3 ans de remonter nos pertes initiales)
d) Le monde de la culture n’est pas riche
e) Tous les salariés qui se sont investis dans la boîte ont été augmenté au bout d’un an.
f) Nous avons eu plus de 150 demandes pour ce poste
g) C’est les piges et free lance de misère qui ont pourri le référentiel prix du marché
Merci de ne pas me faire perdre de temps avec votre éventuelle réponse
J’ai une boîte à faire tourner et des salariés à faire vivre.
J’aurais eu très envie de répondre à son a) : quand on laisse sur un site une offre d’emploi avec une telle erreur plus de 15 jours d’affilée, il y a raisonnablement un souci. J’avais de plus laissé le bénéfice du doute quant au salaire, en disant que peut-être “il s’agissait d’une erreur”, et si tel est le cas, me voila rassurée, mais vous pouvez, compte tenu de cette erreur d’affichage, au moins essayer de comprendre mes raisons ! Je ne cours pas après la thune, juste après un salaire décent.
à son b) : Certes, bravo, vous êtes le seul à ne pas embaucher en CAE ou CUI, vous irez vous présenter à l’Elysée de ma part, et je vous conseille très fort d’exiger la légion d’honneur.
à son c) : ahhhh, tout s’explique. Vous n’êtes pas riche. D’où le souhait très compréhensible d’embaucher les meilleurs à un salaire dérisoire. Les candidats ne veulent que votre bien. Eux, ils n’ont pas besoin de se loger ni de bouffer.
à son d) : cela explique encore plus de choses. Je ne savais pas. Pardon. Ca me rappelle la nana qui a voulu m’embaucher l’année dernière pour son site de voyage, en tant que “pilier” rédactrice de sa boîte, qui avait déjà 7 ans mais toujours aucune trace d’un quelconque bénéfice. Elle me proposait un CDI au Smic, tout en me disant que j’étais la meilleure des 400 candidatures, et me demandait de me défoncer pour sa boîte, pour peut-être, plus tard, une légère hausse de mon salaire.
à son e) : toutes mes félicitations, cela fait une 2nde raison d’aller quémander la Légion d’Honneur. Augmenter les gens au bout d’un an, ça n’est pas commun dites donc.
à son f) : ahhhh, voila qui est la preuve que je suis allée trop loin. Si 150 personnes en galère, au chômage, prêts à tout pour avoir un boulot, ont postulé à cette offre, c’est la preuve ultime que mes revendications et que mon sentiment de révolte valent peanuts. Allez, je retourne pisser dans mon violoncelle (ou carrément dans mon “orchestre philarmonique”, comme dirait ma pote H.)
à son g) : n’êtes-vous pas en train de retourner votre costard et de revenir sur cette histoire de salaire en assumant qu’il s’agit bien d’un 1200-1400 bruts mensuels, mais en utilisant des boucs-émissaires pour le justifier ? Là mon coco, j’ai envie de te répondre que tes “free-lance de misère” et les gens qui acceptent les piges, n’ont pas réellement le choix. Ils doivent bosser. C’est aussi pour ça qu’ils ont postulé à cette offre, certes un CDI, mais avec un salaire qui ne leur permettra de vivre que sous le pont des arts ou en colocation de longue durée chez des potes. Regarde l’état du marché, et on en reparle. N’essaie pas de préserver ta bonne conscience derrière des jugements généraux et à l’emporte-pièce.
Alors d’accord, c’est la faute au marché. A la société. A la vie. Ceci excuse cela.
J’aurais pu lui répondre tout ça, mais je me suis montrée fair play :
Merci pour votre réponse, et contrairement à ce que vous semblez croire, je ne suis pas une horrible mégère.
Je retiens, du coup, votre a) : l’erreur de salaire.
Et ça change tout…
Après, je connais les difficultés du milieu indépendant et de la culture, je soutiens d’ailleurs ce milieu.
Ce serait bien de modifier la donnée “salaire” sur l’offre, du coup, mais ne m’en voulez pas d’avoir réagi, c’était légitime (si ça avait vraiment été du brut).
Bonne continuation (et ne vous désolez pas que certain(e)s s’indignent encore, c’est plus que jamais nécessaire !)
C’est tiédasse, mou du bulbe, voire carpette. Mais dans le doute…
Il ne m’a en tout cas jamais (re) répondu.
Publié dans Mes candidatures
Tagué culture, journaliste reporter d'images, JRI, production audiovisuelle, triqualifié, web TV
1 Commentaire
Des chiffres et des lettres
Voici une offre assez représentative de ce que l’on trouve de nos jours en surfant gaiement sur le web. Rédigée à la va-vite et qui dénature complètement le sens même de certains métiers.
Start people recherche pour son client, situé sur Aix en Provence un(e) Rédacteur comptable h/f pour une mission de 6 mois.
A mes yeux, exercer un métier en particulier, c’est ce métier-là, et pas un autre. Un boucher n’est pas un chirurgien, même s’ils charcutent tous les deux. Un jardinier, ce n’est pas un fossoyeur, même s’il peut être amené à creuser des trous. De la même façon, quelqu’un ayant fait une formation spécifique, quelqu’un qui manie les mots, au point d’être dénommé “rédacteur” (voire journaliste), n’est pas comptable (et j’en sais quelque chose : filez-moi une calculette, je déclenche un tsunami, d’ailleurs, le Japon, c’était moi).
Alors oui, on peut avoir fait compta et ne pas trop mal gérer la rédaction de compte-rendus, ou encore savoir écrire et pouvoir additionner 2 et 2 sans l’aide de ses doigts, mais la polyvalence, ça va 5 minutes. Je parle de la polyvalence de qualité. Pour maîtriser aussi bien les mots que les nombres, il faut être un sacré numéro. Et pas sûr qu’ils réussissent à tirer le gros lot. Je compare souvent ce genre d’offres aux “Brasserie / crêperie / pizzeria / glaces” des bords de mer, en été. Traduction : “On-sait-tout-faire-on-sait-rien-faire”. Ou comment se retrouver avec une calzone chocolat liégeois.
J’exagère ptet un poil, et je conçois qu’on puisse demander à un rédacteur de savoir éventuellement gérer un semblant de devis, ou à un comptable de taper un courrier de temps en temps, mais par pitié, par pitié…formulez ça autrement. Ne demandez pas un “rédacteur comptable” tout-en-un. N’accolez pas dans un même intitulé 2 métiers foncièrement opposés.
Cela dit, un doute affreux m’assaille : et si la personne qui a rédigé l’offre n’était autre que le comptable de Start people ?
Publié dans Offres d'emploi
Tagué boucher, brasserie., comptable, crêperie, des chiffres et des lettres, fossoyeur, glaces, journaliste, pizzeria, rédacteur
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